Seulement 1 206 personnes ont été indemnisées entre 2010 et 2024 — dont 230 sur injonction de la Justice, suite à un rejet de leur dossier par le Civen, le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Cette PPL contient une série d’amendements, issus des travaux de la commission d’enquête, afin de rendre la loi Morin plus efficiente. De plus, elle introduit un grand absent : la réparation mémorielle et le principe d’une éducation au programme nucléaire et à ses conséquences humaines et environnementales pour les générations futures. Un regret : le choix du 2 juillet comme date de la journée nationale de souvenir des victimes des explosions. Cela met de côté les victimes des essais en Algérie entre 1960 et 1966. Le 27 janvier, date de la dernière explosion en 1996, aurait été, nous semble-t-il, préférable. Cela peut être corrigé par amendement.
Mais le principal est maintenant que le gouvernement inscrive cette proposition de loi au débat en vue du vote par le Parlement de ce qui représenterait une véritable avancée démocratique de vérité et justice.
Au sommaire
- Action pour l’universalisation du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires
- Le TIAN en bref
- De plus en plus de parlementaires engagés pour l’interdiction des armes nucléaires
- La dissuasion en bref
- Société civile en action
- 2026, année décisive : les parlementaires seront-ils au rendez-vous ?
- Propositions d’initiative
- Ressource : Exposition « Plus jamais Hiroshima et Nagasaki »





