Armes nucléaires et les risques

Communiqué de presse

Participer aux cérémonies d’Hiroshima, c’est bien. Accepter une Convention d’élimination des armes nucléaires, ce serait mieux !

Armes nucléaires

Mise en ligne : Vendredi 6 août 2010
Dernière modification : Mercredi 27 avril 2022

Pour la première fois, des représentants du Gouvernement de la France assisteront à Hiroshima — tout comme ceux des États-Unis et du Royaume-Uni — à la commémoration du bombardement nucléaire, le 6 août 2010, 65 ans après le crime. Le message associé à cette présence veut signifier que la France a « un bilan exemplaire en matière de désarmement nucléaire », selon les propos du ministère des Affaires étrangères. Ce message est une tromperie.

En mai 2010, lors de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération, la France a refusé que soit engagée l’étude d’une Convention d’élimination comme le demandaient les États non-nucléaires et le Secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki moon. La France a refusé de remettre en cause ses programmes de modernisation de missiles (le M51) et de nouvelle tête nucléaire (la TNO, tête nucléaire océanique). La France met en service un nouveau sous-marin lanceur d’engin, Le Terrible, de nouveaux avions, les Rafale, un nouveau laboratoire de recherches pour l’expérimentation de nouvelles bombes, le Mégajoule. La France s’oppose à l’élimination des armes nucléaires.

Armes nucléaires STOP et la Maison de Vigilance de Taverny dénoncent cette attitude. Depuis la fin de la guerre froide, la doctrine d’utilisation de l’arme nucléaire française a évolué vers une doctrine d’emploi — y compris préventif — pour défendre des «  intérêts » dits vitaux ! La situation actuelle est aussi dangereuse, sinon plus, que pendant la majeure partie de la guerre froide. Les États-Unis et la Russie ont 2 000 bombes en état d’alerte, la France une centaine, prêtes à partir en moins de 30 minutes.

La Maison de Vigilance de Taverny organise du 6 au 9 août un jeûne d’interpellation, comme elle le fait depuis 25 ans, pour demander l’abolition des armes nucléaires. « La préparation d’un crime est un crime » disait Théodore Monod lorsqu’il participait au jeûne de la Maison de Vigilance avec Solange Fernex.

Les jeûneurs allumeront la flamme de l’abolition des armes nucléaires le 6 août à 8 h 15 au Mur pour la paix, à Paris, heure de l’explosion de la bombe sur Hiroshima et le 9 août à 11 h 02 devant la Base nucléaire de Taverny, heure de l’explosion de la bombe sur Nagasaki.

Les jeûneurs seront disponibles du 6 au 9 août devant le Mur pour la Paix, place Joffre à Paris pour rencontrer les journalistes et la population et présenter leur témoignage de retour de l’ONU où ils ont assisté à la Conférence d’examen du traité de non-prolifération, en mai 2010. Ils feront une conférence samedi 7 août à 19 h à la mairie du 2ème arrondissement de Paris.

Le programme est disponible sur : www.maisondevigilance.com

CONTACT :
Dominique Lalanne : 06 32 71 69 90
ou Marie Claude Thibaud : 06 71 60 05 46


Quand certains oublient que la vie est précieuse, il est temps de s’organiser pour désarmer.



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